Cahuzac et le TFC, une histoire de famille

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Yannick sur les traces de son grand-père

Publié le 31/07/2017 à 10h26

Cahuzac et le TFC, une histoire de famille

En signant son contrat en faveur du Toulouse Football Club, après plus de quinze années passées au SC Bastia, Yannick Cahuzac est venu remémorer aux plus fervents supporters toulousains les deux passages couronnés de succès de son grand-père, Pierre, emblématique joueur et entraîneur du Toulouse Football Club.

Sur les bords de la Garonne, les fratries sont depuis de nombreuses années devenues une habitude, avec les derniers exemples en date des familles Akpa-Akpro et Didot. Depuis ce mardi, la saga familiale a fait son apparition du côté de l'île du Ramier. 

De Cammarata à Pleimelding, Pierre a côtoyé les plus grands

Arrivé au coeur de la Ville rose à l'été 1952, quelques jours après le nouveau président Puntis, Pierre Cahuzac s'offre une montée en première division dès sa première saison, aux côtés des deux fines gâchettes Cammarata et Pleimelding. Surtout, il voit débarquer en France, à l'hiver 1952, l'international finlandais Aulis Rytkonen. La première saison dans l'élite permet aux Rouge et Blanc de terminer à une superbe quatrième place, pour les débuts sur le banc de touche de Jules Bigot. 

A l'été 1954, Henri Cammarata annonce sa retraite après 125 réalisations inscrites pour le TFC. Un départ qui ne semble pas pour autant perturber le club de la Ville rose, qui termine l'exercice à la deuxième place, seulement devancé par le Stade de Reims d'un certain Raymond Kopa. La consécration interviendra deux saisons plus tard, avec le sacre à Colombes, en finale de la Coupe de France face à Angers. Pierre Cahuzac, titulaire, voit son capitaine René Pleimelding recevoir le trophée d'un autre René, Coty, le président. Une finale encore aujourd'hui dans les mémoires et les livres d'histoire, puisqu'elle reste la plus prolifique, avec neuf réalisations (6-3).

Les années passeront sur les bords de la Garonne, sans connaître de nouvelle victoire. Seulement, l'ancien joueur de Mazamet, roc de la défense toulousaine, pourra longtemps se targuer d'avoir affronté - et marqué à la culotte - le grand Pelé, au cours d'une rencontre amicale face au Santos FC, en voyage en France. 

Après avoir assisté aux débuts de l'ère Puntis, Pierre Cahuzac connaît également, pour sa dernière saison, l'ère Doumeng. Il quitte la Ville rose après plus 310 rencontres disputées pour le TFC.

Sur le banc, il guide le TFC vers l'élite

Entre les deux passages du Corse d'adoption sur les bords de la Garonne, le football toulousain a connu de nombreux rebondissements. Il disparaît un temps, avant de se reconstruire progressivement sous la houlette de l'ambitieux Lilian Buzzichelli.

En Sang & Or, et sous le nom de l'UST, Angel Marcos et ses partenaires ne retrouvent pas le premier championnat hexagonal. A l'été 1979, avec l'argent débloqué par la municipalité, Louis Pons mène une révolution, dotant le Toulouse Football Club de moyens lui permettant de viser un retour parmi l'élite. Manque alors l'entraîneur. Pierre Cahuzac fait son grand retour, auréolé de passages marquants au Gazélec Ajaccio (quatre titres de champion de France amateurs) et à Bastia, avec lequel il dispute des finales de Coupe de France (1972) mais également de l'UEFA (face au PSV Eindhoven en 1977 ; 0-3).

Le coach ne s'emballe pas, et proclame que la montée interviendra sous trois ans. Il fait même durer le plaisir, alors qu'à l'été 1981 - après deux ans à la tête du club - les Violets s'inclinent en finale de barrages face à un autre TFC, le Tours de Delio Onnis (référence monégasque avec plus de 220 buts inscrits pour le Rocher). Finalement, le dernier des trois exercices sera le bon. Porté par un capitaine Pintenat en feu, le TFC retrouve enfin l'élite !

Pour son retour parmi les grands, le club haut-garonnais termine à la onzième place, mais dépasse régulièrement des records de capacité. Assez pour pousser la mairie à augmenter la capacité de l'enceinte, désormais de 40 000 places. Pierre Cahuzac peut partir, une seconde et dernière fois, de Toulouse l'esprit léger. Direction pour lui l'Olympique de Marseille.