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Le 19/11/2009 à 18:08 Foot - TatonDéposition d'un témoin protégé
Un témoin protégé a déposé jeudi à Belgrade dans l'enquête judiciaire sur la mort de Brice Taton, décédé le 29 septembre des suites d'une agression par des hooligans serbes, en marge du match de Ligue Europa Partizan - Toulouse. Ce témoin a pu déposer sous pseudonyme et «depuis une cabine, ce qui lui a permis de dissimuler son visage et sa voix», a indiqué la porte-parole du tribunal. Aucune précision n'a été fournie sur la déposition de ce témoin protégé. Douze personnes soupçonnées d'avoir participé à l'agression contre Brice Taton sont en détention. Une treizième est inculpée mais peut paraître libre devant le juge. Elles risquent des peines allant de 30 à 40 ans de prison. (AFP) |








Publié le 20/11/2009
Meurtre de Brice Taton : arrestation d'un quatorzième suspect
La police a arrêté à Belgrade un quatorzième suspect, mis en cause dans la mort de Brice Taton, le supporteur français sauvagement agressé par des hooligans en septembre dans la capitale serbe, a-t-on appris vendredi de source policière.
Dejan Stankovic, 39 ans, a été arrêté sous l'inculpation de "meurtre aggravé" dans cette affaire, a précisé le ministère serbe de l'Intérieur dans un communiqué.
Dejan Stankovic est la quatorzième personne mise en cause dans la mort de Brice Taton, qui est mort le 29 septembre dans un hôpital de Belgrade après douze jours d'agonie.
Le jeune Français était venu à Belgrade soutenir l'équipe de football de Toulouse, qui affrontait le Partizan de Belgrade, dans le cadre de l'Europa league.
Quelques heures avant la rencontre, le 17 septembre, le jeune Français avait été sauvagement agressé dans le centre de Belgrade.
Les personnes mises en cause dans cette affaire ont été incarcérées, à l'exception d'une qui peut paraître libre devant le juge.
Elles risquent des peines allant de 30 à 40 ans de prison.
Un témoin protégé a déposé jeudi devant un tribunal de Belgrade dans le cadre de l'enquête. Le contenu de sa déposition n'a pas été rendu public.
Le président serbe, Boris Tadic avait promis d'accentuer les mesures contre la violence, en particulier dans le sport.
Affaire Brice Taton : déposition d'un deuxième témoin protégé
Justice. Mort du supporter du TFC.
Un deuxième témoin protégé a déposé hier devant un tribunal de Belgrade dans le cadre de l'enquête judiciaire sur la mort du supporteur toulousain Brice Taton, décédé le 29 septembre des suites d'une agression par des hooligans serbes à la veille d'un match contre Belgrade. Le témoin a été interrogé sous pseudonyme et s'est exprimé depuis une cabine spéciale où sa voix était déformée et son visage couvert. Un premier témoin protégé s'était exprimé le 19 novembre devant la justice sur cette affaire. Quatorze personnes ont été mises en cause par la justice serbe, dont treize sont sous les verrous. Elles risquent des peines allant de 30 à 40 ans de prison. Deux autres personnes suspectes, Djordje Prelic et Dejan Puzigaca, se sont enfuies et un mandat d'arrêt international a été émis à leur encontre.
Mais où s' arrêtera la connerie des hool Serbes??
Football Violences/sport:
appels à enquêter sur les menaces contre une journaliste serbe
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Plusieurs organisations et institutions internationales ont appelé mercredi Belgrade à faire toute la lumière sur les menaces proférées à l'encontre d'une journaliste serbe après un reportage sur la violence des hooligans dans le milieu du football en Serbie.
Dans un communiqué reçu à Belgrade, l'Organisation pour les Médias d'Europe du sud-est (SEEMO) a invité "les autorités à mener jusqu'au bout l'enquête sur les menaces proférées à l'encontre de Brankica Stankovic et son équipe de reporters, en particulier les menaces diffusées sur internet, qui sont susceptibes d'atteindre un nombre considérable de personnes".
La SEEMO est basée à Vienne et affiliée à l'Institut international de la presse (IPI).
Brankica Stankovic, une journaliste de renom de la chaîne de télévision<!-- OAS AD 'Pave editorial' begin - -->
<!-- - OAS AD 'Pave editorial' end - -->B92, avait révélé le week-end dernier avoir reçu des menaces de mort depuis la diffusion, le 3 décembre, du premier volet d'une enquête sur les milieux des hooligans dans le football serbe.
Cette enquête présentait des hooligans soupçonnés d'être impliqués dans de nombreuses violences, notamment celles qui ont coûté la vie en septembre à un supporteur français, Brice Taton, venu à Belgrade soutenir l'équipe de football de Toulouse.
Dans un communiqué conjoint, la Mission de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) à Belgrade, ainsi que la délégation de la Commission européenne et le bureau du Conseil de l'Europe dans la capitale serbe ont également exprimé leur "profonde inquiétude".
"Nous encourageons vivement les autorités serbes à poursuivre leurs efforts pour créer un environnement sûr pour les journalistes en identifiant et en déférant devant la justice ceux qui menacent les journalistes professionnels", ajoute le communiqué conjont.
"Nous appelons les autorités (serbes) à prendre des mesures supplémentaires pour protéger les médias serbes, et tout particulièrement les journalistes d'investigation qui ont un rôle capital dans une société démocratique", a souligné pour sa part le secrétaire général de la SEEMO, Oliver Vujovic.
Les autorités serbes, le président Boris Tadic en tête, avaient vivement réagi, en assurant que l'Etat "ne tolèrerait pas" les menaces "de la part de hooligans et de criminels" à l'encontre de journalistes "dans l'exercice de leur métier".
La Serbie a été confrontée ces derniers mois à plusieurs débordements lors de rencontres sportives.
http://www.midilibre.com/articles/2009/12/09/FOOTBALL-Violences-sport-appels-a-enqueter-sur-les-menaces-contre-une-journaliste-serbe-1029144.php5
Le 14/01/2010 à 23:52
Foot - Justice
Brice Taton, enquête terminée
La justice serbe a annoncé que l'enquête sur le décès du supporter français Brice Taton, mort le 29 septembre des suites d'une agression par des hooligans serbes, était terminée. Le procureur public devrait décider dans les 15 prochains jours soit d'ouvrir un procès contre les suspects soit de renoncer à les poursuivre.
L'enquête de ce tribunal avait porté sur quatorze personnes : treize ont été placées en détention et une peut paraître libre devant le juge. Ils resteront sous les verrous jusqu'à la décision du procureur. Deux autres personnes soupçonnées dans cette affaire sont en fuite et un mandat d'arrêt international a été émis à leur encontre. En cas de condamnation, les suspects risquent des peines allant de 30 à 40 ans de prison.
Brice Taton était venu à Belgrade le 17 septembre 2009 soutenir l'équipe de Toulouse, qui affrontait le Partizan de Belgrade, dans le cadre de l'Europa league. Quelques heures avant la rencontre, le jeune Français avait été sauvagement agressé dans le centre de Belgrade. Il est mort après douze jours d'agonie. (Avec AFP)
Une ITW de la maman de BRICE dans La Dépêche:
Meurtre de Brice Taton : « Ceux qui ont tué mon fils doivent avouer leur crime »
Interview. La mère de Brice Taton, le supporter du TFC tué à Belgrade, espère un procès avant cet été.
L'enquête des policiers serbes sur la mort de Brice Taton est close. Suzanne Taton, la mère du supporter du TFC assassiné par des hooligans serbes en marge d'un match de Coupe d'Europe en septembre, a appris la nouvelle hier.
La justice serbe doit décider dans les quinze jours à venir, d'ouvrir ou non un procès contre les agresseurs présumés de votre fils. Que cela vous inspire-t-il ?
Le procès aura lieu, je n'en doute pas. Selon mes informations, il se tiendra au printemps prochain. Avec mon mari, je me rendrai à Belgrade. Ce sera dur, mais j'y tiens. Ce que je sais aussi, c'est que les enquêteurs partagent l'agression en deux temps : ils veulent déterminer précisément qui a donné les coups devant le bar irlandais, et qui a projeté Brice du haut des escaliers. C'est ce dernier fait qui, selon eux, aurait entraîné les blessures fatales.
Qu'attendez-vous de ce procès ?
Ceux qui ont tué mon fils doivent expliquer les raisons de leur geste. Je me torture de questions. Et j'en ai assez des rumeurs. Ont-ils fait cela pour faire payer à la France sa participation aux bombardements de l'Otan sur Belgrade en 1999 ? N'était-ce qu'une agression gratuite de hooligans du Partizan Belgrade ? Qui sont ces gens ? Qu'avaient-ils dans la tête ? Et surtout, j'espère qu'ils avoueront leur crime.
Treizepersonnes soupçonnées d'être mêlées à
l'agression sont sous les verrous, mais deux autres, Djordje Prelic et Dejan Puzigaca, sont toujours en fuite…
Ils ne doivent pas se sentir très propres. J'espère qu'ils seront appréhendées.
http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/16/755989-Meurtre-de-Brice-Taton-Ceux-qui-ont-tue-mon-fils-doivent-avouer-leur-crime.html
Publié le 21/01/2010 | Jean Cohadon
3 000 € pour traduire le dossier Taton
Enquête. En Serbie, le parquet estime l'enquête sur la mort de Brice Taton bouclée. À Toulouse, Me Debuisson, conseils des parents, veut lire le dossier.
Que s'est-il exactement passé ce jeudi noir de septembre, dans un bar de Belgrade ? Cette question obsède les parents de Brice Taton, mort douze jours plus tard malgré plusieurs opérations. Mardi, le procureur de Belgrade a déposé l'acte d'accusation qui vise les quatorze coauteurs de l'agression dont deux, les meneurs, sont toujours en fuite. L'accusation de « meurtre aggravé » a été retenue par la justice serbe et les médias locaux annoncent même déjà le procès qui pourrait se tenir fin février ou début mars.
« La justice serbe veut aller vite. Maintenant les délais paraissent très courts. Les accusés risquent une peine de 40 ans de prison. Comment vont-ils réagir ? Ne vont-ils pas essayer d'introduire des appels, des recours ? Nous l'ignorons. En plus, deux des meneurs de cet acte barbare sont toujours libres. Leur rôle paraît essentiel. Peut-on vraiment juger cette affaire sans eux ? », s'interroge Me Guy Debuisson, conseil des parents du jeune Toulousain mort à cause de sa passion pour le football.
« Pour les parents de Brice Taton, il faut aller jusqu'au bout de l'enquête. Aujourd'hui, ils ne savent pas grand-chose. Malgré mes demandes, nous n'avons pas la copie du dossier. Pire, on nous demande 3 000 € pour obtenir la traduction de l'enquête. C'est inacceptable », s'énerve l'avocat toulousain.
Depuis deux semaines, en liaison avec Slobodan Ruzic, un avocat serbe, ils essayent de dénouer le dossier. « Nous avons sollicité les ambassades de France en Serbie et de Serbie en France. Pour travailler, nous avons besoin de regarder de près le dossier. Et un dossier traduit », répète l'avocat toulousain.
Hier, pour essayer d'accélérer ses demandes, l'avocat a rédigé une lettre qu'il a adressée à la secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports, Rama Yade. « Au moment du drame, beaucoup de monde et notamment les personnalités politiques se sont manifestés pour s'indigner de ce qui s'était passé. Un soutien important pour la famille de Brice Taton. Aujourd'hui, il ne faut pas la laisser se débrouiller seule face à la justice serbe ! Et il n'est pas question que cette famille, qui a perdu son fils dans les conditions épouvantables que tout le monde connaît, paye en plus la traduction du dossier d'enquête. »
Quelles motivations ?
« Sans le dossier d'enquête, comment connaître la réelle motivation de l'agression ? Hooliganisme, vengeance politique, manipulation extrémiste… Les parents de Brice ont le droit de savoir pourquoi leur fils est mort », insiste Me Debuison. Et pour comprendre ce qui se cache derrière l'agression, la justice peut-elle se passer de Djordje Prelic et Dejan Puzigaca, présentés comme les meneurs des agresseurs ? Ces deux hommes sont en fuite, loin de la Bosnie. L'un d'eux se cacherait en Hollande…
Affaire Taton : le conseil régional va payer les frais de traduction
Le coup de gueule de Me Guy Debuisson dans nos colonnes hier n'a pas tardé à porter ses fruits. L'avocat de la famille de Brice Taton espérait une réaction de l'État pour aider la famille du supporteur du TFC mort à Belgrade. C'est le président du conseil régional Martin Malvy qui, le premier a décroché son téléphone. « Il m'a assuré que la collectivité régionale allait prendre à sa charge la traduction du dossier d'enquête », précise l'avocat toulousain. Une subvention exceptionnelle devrait être versée à l'association « Justice pour Brice Taton » créé pour soutenir la famille de Brice. Ce qui évitera à sa famille de payer la traduction. Ainsi, Me Debuisson pourra connaître la réalité de l'enquête serbe. Quatorze personnes sont accusées de « meurtre aggravée ». Elles risquent 40 ans de prison.