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Lucio31
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Le 19/11/2009 à 18:08

Foot - Taton

Déposition d'un témoin protégé

 

Un témoin protégé a déposé jeudi à Belgrade dans l'enquête judiciaire sur la mort de Brice Taton, décédé le 29 septembre des suites d'une agression par des hooligans serbes, en marge du match de Ligue Europa Partizan - Toulouse. Ce témoin a pu déposer sous pseudonyme et «depuis une cabine, ce qui lui a permis de dissimuler son visage et sa voix», a indiqué la porte-parole du tribunal.

Aucune précision n'a été fournie sur la déposition de ce témoin protégé. Douze personnes soupçonnées d'avoir participé à l'agression contre Brice Taton sont en détention. Une treizième est inculpée mais peut paraître libre devant le juge. Elles risquent des peines allant de 30 à 40 ans de prison. (AFP)

L'Équipe.fr

joyce31
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La Dépêche du Midi a écrit :

Publié le 20/11/2009

Meurtre de Brice Taton : arrestation d'un quatorzième suspect


La police a arrêté à Belgrade un quatorzième suspect, mis en cause dans la mort de Brice Taton, le supporteur français sauvagement agressé par des hooligans en septembre dans la capitale serbe, a-t-on appris vendredi de source policière.

Dejan Stankovic, 39 ans, a été arrêté sous l'inculpation de "meurtre aggravé" dans cette affaire, a précisé le ministère serbe de l'Intérieur dans un communiqué.

Dejan Stankovic est la quatorzième personne mise en cause dans la mort de Brice Taton, qui est mort le 29 septembre dans un hôpital de Belgrade après douze jours d'agonie.

Le jeune Français était venu à Belgrade soutenir l'équipe de football de Toulouse, qui affrontait le Partizan de Belgrade, dans le cadre de l'Europa league.

Quelques heures avant la rencontre, le 17 septembre, le jeune Français avait été sauvagement agressé dans le centre de Belgrade.

Les personnes mises en cause dans cette affaire ont été incarcérées, à l'exception d'une qui peut paraître libre devant le juge.

Elles risquent des peines allant de 30 à 40 ans de prison.

Un témoin protégé a déposé jeudi devant un tribunal de Belgrade dans le cadre de l'enquête. Le contenu de sa déposition n'a pas été rendu public.

Le président serbe, Boris Tadic avait promis d'accentuer les mesures contre la violence, en particulier dans le sport.

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Quote:

Affaire Brice Taton : déposition d'un deuxième témoin protégé

Justice. Mort du supporter du TFC.

L'enquête sur la mort du jeune supporter toulousain avance à Belgrade. Photo D. R.

L'enquête sur la mort du jeune supporter toulousain avance à Belgrade. Photo D. R.

Un deuxième témoin protégé a déposé hier devant un tribunal de Belgrade dans le cadre de l'enquête judiciaire sur la mort du supporteur toulousain Brice Taton, décédé le 29 septembre des suites d'une agression par des hooligans serbes à la veille d'un match contre Belgrade. Le témoin a été interrogé sous pseudonyme et s'est exprimé depuis une cabine spéciale où sa voix était déformée et son visage couvert. Un premier témoin protégé s'était exprimé le 19 novembre devant la justice sur cette affaire. Quatorze personnes ont été mises en cause par la justice serbe, dont treize sont sous les verrous. Elles risquent des peines allant de 30 à 40 ans de prison. Deux autres personnes suspectes, Djordje Prelic et Dejan Puzigaca, se sont enfuies et un mandat d'arrêt international a été émis à leur encontre.

souce la depeche du midi

 

teufeuceu
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Mais où s' arrêtera la connerie des  hool Serbes??

 

FootballViolences/sport:

appels à enquêter sur les menaces contre une journaliste serbe

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Plusieurs organisations et institutions internationales ont appelé mercredi Belgrade à faire toute la lumière sur les menaces proférées à l'encontre d'une journaliste serbe après un reportage sur la violence des hooligans dans le milieu du football en Serbie.

Dans un communiqué reçu à Belgrade, l'Organisation pour les Médias d'Europe du sud-est (SEEMO) a invité "les autorités à mener jusqu'au bout l'enquête sur les menaces proférées à l'encontre de Brankica Stankovic et son équipe de reporters, en particulier les menaces diffusées sur internet, qui sont susceptibes d'atteindre un nombre considérable de personnes".

La SEEMO est basée à Vienne et affiliée à l'Institut international de la presse (IPI).

Brankica Stankovic, une journaliste de renom de la chaîne de télévision<!-- OAS AD 'Pave editorial' begin - -->

<!-- - OAS AD 'Pave editorial' end - -->B92, avait révélé le week-end dernier avoir reçu des menaces de mort depuis la diffusion, le 3 décembre, du premier volet d'une enquête sur les milieux des hooligans dans le football serbe.

 

Cette enquête présentait des hooligans soupçonnés d'être impliqués dans de nombreuses violences, notamment celles qui ont coûté la vie en septembre à un supporteur français, Brice Taton, venu à Belgrade soutenir l'équipe de football de Toulouse.

Dans un communiqué conjoint, la Mission de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) à Belgrade, ainsi que la délégation de la Commission européenne et le bureau du Conseil de l'Europe dans la capitale serbe ont également exprimé leur "profonde inquiétude".

"Nous encourageons vivement les autorités serbes à poursuivre leurs efforts pour créer un environnement sûr pour les journalistes en identifiant et en déférant devant la justice ceux qui menacent les journalistes professionnels", ajoute le communiqué conjont.

"Nous appelons les autorités (serbes) à prendre des mesures supplémentaires pour protéger les médias serbes, et tout particulièrement les journalistes d'investigation qui ont un rôle capital dans une société démocratique", a souligné pour sa part le secrétaire général de la SEEMO, Oliver Vujovic.

Les autorités serbes, le président Boris Tadic en tête, avaient vivement réagi, en assurant que l'Etat "ne tolèrerait pas" les menaces "de la part de hooligans et de criminels" à l'encontre de journalistes "dans l'exercice de leur métier".

La Serbie a été confrontée ces derniers mois à plusieurs débordements lors de rencontres sportives.

http://www.midilibre.com/articles/2009/12/09/FOOTBALL-Violences-sport-appels-a-enqueter-sur-les-menaces-contre-une-journaliste-serbe-1029144.php5

Lucio31
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Le 14/01/2010 à 23:52

Foot - Justice

Brice Taton, enquête terminée

 

La justice serbe a annoncé que l'enquête sur le décès du supporter français Brice Taton, mort le 29 septembre des suites d'une agression par des hooligans serbes, était terminée. Le procureur public devrait décider dans les 15 prochains jours soit d'ouvrir un procès contre les suspects soit de renoncer à les poursuivre.

L'enquête de ce tribunal avait porté sur quatorze personnes : treize ont été placées en détention et une peut paraître libre devant le juge. Ils resteront sous les verrous jusqu'à la décision du procureur. Deux autres personnes soupçonnées dans cette affaire sont en fuite et un mandat d'arrêt international a été émis à leur encontre. En cas de condamnation, les suspects risquent des peines allant de 30 à 40 ans de prison.

Brice Taton était venu à Belgrade le 17 septembre 2009 soutenir l'équipe de Toulouse, qui affrontait le Partizan de Belgrade, dans le cadre de l'Europa league. Quelques heures avant la rencontre, le jeune Français avait été sauvagement agressé dans le centre de Belgrade. Il est mort après douze jours d'agonie. (Avec AFP)

L'Équipe.fr

teufeuceu
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Une ITW de la maman de  BRICE dans La  Dépêche:

Quote:

 

Meurtre de Brice Taton : « Ceux qui ont tué mon fils doivent avouer leur crime »

Interview. La mère de Brice Taton, le supporter du TFC tué à Belgrade, espère un procès avant cet été.

 

 

L'enquête des policiers serbes sur la mort de Brice Taton est close. Suzanne Taton, la mère du supporter du TFC assassiné par des hooligans serbes en marge d'un match de Coupe d'Europe en septembre, a appris la nouvelle hier.

La justice serbe doit décider dans les quinze jours à venir, d'ouvrir ou non un procès contre les agresseurs présumés de votre fils. Que cela vous inspire-t-il ?

Le procès aura lieu, je n'en doute pas. Selon mes informations, il se tiendra au printemps prochain. Avec mon mari, je me rendrai à Belgrade. Ce sera dur, mais j'y tiens. Ce que je sais aussi, c'est que les enquêteurs partagent l'agression en deux temps : ils veulent déterminer précisément qui a donné les coups devant le bar irlandais, et qui a projeté Brice du haut des escaliers. C'est ce dernier fait qui, selon eux, aurait entraîné les blessures fatales.

Qu'attendez-vous de ce procès ?

Ceux qui ont tué mon fils doivent expliquer les raisons de leur geste. Je me torture de questions. Et j'en ai assez des rumeurs. Ont-ils fait cela pour faire payer à la France sa participation aux bombardements de l'Otan sur Belgrade en 1999 ? N'était-ce qu'une agression gratuite de hooligans du Partizan Belgrade ? Qui sont ces gens ? Qu'avaient-ils dans la tête ? Et surtout, j'espère qu'ils avoueront leur crime.

Treizepersonnes soupçonnées d'être mêlées à

l'agression sont sous les verrous, mais deux autres, Djordje Prelic et Dejan Puzigaca, sont toujours en fuite…

Ils ne doivent pas se sentir très propres. J'espère qu'ils seront appréhendées.

http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/16/755989-Meurtre-de-Brice-Taton-Ceux-qui-ont-tue-mon-fils-doivent-avouer-leur-crime.html

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La Dépêche du Midi a écrit :

Publié le 21/01/2010 | Jean Cohadon

3 000 € pour traduire le dossier Taton

Enquête. En Serbie, le parquet estime l'enquête sur la mort de Brice Taton bouclée. À Toulouse, Me Debuisson, conseils des parents, veut lire le dossier.


À Toulouse, personne n'a oublié Brice Taton sauvagement agressé le 17 septembre avant un match d'Europa League. Photo DDM, archives.

Que s'est-il exactement passé ce jeudi noir de septembre, dans un bar de Belgrade ? Cette question obsède les parents de Brice Taton, mort douze jours plus tard malgré plusieurs opérations. Mardi, le procureur de Belgrade a déposé l'acte d'accusation qui vise les quatorze coauteurs de l'agression dont deux, les meneurs, sont toujours en fuite. L'accusation de « meurtre aggravé » a été retenue par la justice serbe et les médias locaux annoncent même déjà le procès qui pourrait se tenir fin février ou début mars.

« La justice serbe veut aller vite. Maintenant les délais paraissent très courts. Les accusés risquent une peine de 40 ans de prison. Comment vont-ils réagir ? Ne vont-ils pas essayer d'introduire des appels, des recours ? Nous l'ignorons. En plus, deux des meneurs de cet acte barbare sont toujours libres. Leur rôle paraît essentiel. Peut-on vraiment juger cette affaire sans eux ? », s'interroge Me Guy Debuisson, conseil des parents du jeune Toulousain mort à cause de sa passion pour le football.

« Pour les parents de Brice Taton, il faut aller jusqu'au bout de l'enquête. Aujourd'hui, ils ne savent pas grand-chose. Malgré mes demandes, nous n'avons pas la copie du dossier. Pire, on nous demande 3 000 € pour obtenir la traduction de l'enquête. C'est inacceptable », s'énerve l'avocat toulousain.

Depuis deux semaines, en liaison avec Slobodan Ruzic, un avocat serbe, ils essayent de dénouer le dossier. « Nous avons sollicité les ambassades de France en Serbie et de Serbie en France. Pour travailler, nous avons besoin de regarder de près le dossier. Et un dossier traduit », répète l'avocat toulousain.

Hier, pour essayer d'accélérer ses demandes, l'avocat a rédigé une lettre qu'il a adressée à la secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports, Rama Yade. « Au moment du drame, beaucoup de monde et notamment les personnalités politiques se sont manifestés pour s'indigner de ce qui s'était passé. Un soutien important pour la famille de Brice Taton. Aujourd'hui, il ne faut pas la laisser se débrouiller seule face à la justice serbe ! Et il n'est pas question que cette famille, qui a perdu son fils dans les conditions épouvantables que tout le monde connaît, paye en plus la traduction du dossier d'enquête. »


Quelles motivations ?

 

« Sans le dossier d'enquête, comment connaître la réelle motivation de l'agression ? Hooliganisme, vengeance politique, manipulation extrémiste… Les parents de Brice ont le droit de savoir pourquoi leur fils est mort », insiste Me Debuison. Et pour comprendre ce qui se cache derrière l'agression, la justice peut-elle se passer de Djordje Prelic et Dejan Puzigaca, présentés comme les meneurs des agresseurs ? Ces deux hommes sont en fuite, loin de la Bosnie. L'un d'eux se cacherait en Hollande…

 

La Dépêche du Midi a écrit :

Publié le 22/01/2010 | LaDepeche.fr

Affaire Taton : le conseil régional va payer les frais de traduction


Affaire Taton : le conseil régional va payer les frais de traduction

Le coup de gueule de Me Guy Debuisson dans nos colonnes hier n'a pas tardé à porter ses fruits. L'avocat de la famille de Brice Taton espérait une réaction de l'État pour aider la famille du supporteur du TFC mort à Belgrade. C'est le président du conseil régional Martin Malvy qui, le premier a décroché son téléphone. « Il m'a assuré que la collectivité régionale allait prendre à sa charge la traduction du dossier d'enquête », précise l'avocat toulousain. Une subvention exceptionnelle devrait être versée à l'association « Justice pour Brice Taton » créé pour soutenir la famille de Brice. Ce qui évitera à sa famille de payer la traduction. Ainsi, Me Debuisson pourra connaître la réalité de l'enquête serbe. Quatorze personnes sont accusées de « meurtre aggravée ». Elles risquent 40 ans de prison.

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On n'est pas à jour de l'actu. Donc voilà les dernières infos avec un peu de retard.

  • les dates de la première partie du procès : du 21 au 30 avril

  • la vente aux enchères : le 30 avril à 19h30 à la Bodega du Stadium

 

La Dépêche a écrit :

Douze hooligans jugés en avril à Belgrade

La justice serbe n'a pas traîné. Sept mois après la mort de Brice Taton, le supporter toulousain de 28 ans, battu à mort le 17 septembre 2009 à Belgrade par une horde de hooligans serbes, les dates de ce procès très attendu sont désormais connues. Du 21 au 30 avril 2010, douze accusés seront jugés dans la capitale serbe pour homicide. L'enquête avait ciblé quatorze personnes, toutes soupçonnées d'avoir participé au passage à tabac du groupe de supporters toulousains attablés à une terrasse de café, au centre de Belgrade, juste avant le match comptant pour l'Europa League et opposant le Partizan de Belgrade au TFC. Sur ces quatorze personnes, douze ont finalement été identifiées par la police serbe, retrouvées et écrouées. Deux suspects sont donc toujours en fuite et font l'objet de fiche de recherche lancé par Interpol. L'un d'eux pourrait se trouver aux Pays-Bas. Ils seraient considérés comme les principaux meneurs de l'expédition punitive. Les douze accusés encourent une peine allant de 20 à 40 ans de prison. Mais pour l'avocat de la famille de Brice, Me Guy Debuisson, l'approche de ce rendez-vous crucial soulève des inquiétudes. « On craint un procès incomplet car il reste des auteurs en fuite. Quelle sera l'attitude de ceux qui seront jugés ? Vont-ils se décharger sur les deux grands absents de cette affaire ? Voilà le risque auquel on s'expose », s'interroge l'avocat de la partie civile qui attend avec impatiente la fin de la traduction du dossier. Brice Taton, membre des clubs de supporters des Indians Tolosa et du Forza Viola FC était arrivé le 16 septembre à Belgrade avec des amis. Le lendemain, des hooligans serbes l'ont passé à tabac avant de le jeter du haut d'un muret. Il succombe à ses blessures le 29 septembre à l'hôpital de Belgrade.

 

Site Justice pour Brice a écrit :

Vente aux enchères caritative de maillots de football

mercredi 24 mars 2010, 20:19

Alors même que s'achèvera la première partie du procès à Belgrade en présence des parents de Brice, et comme cela avait déjà été annoncé, une vente aux enchères de maillots de football sera organisée le vendredi 30 avril au profit de l'association Brice Taton.
La vente aura lieu à 19h30 au Stadium de Toulouse à la Bodega.

Les maillots mis en vente ont été portés par les joueurs lors de matchs de Ligue 1 et de Ligue des Champions (dont les maillots de Gourcuff et Gignac)
L'intégralité des bénéfices de la vente sera reversée à l'association. Merci par avance de votre soutien.

Justice pour Brice Taton

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Foot - Justice Taton : début du procès le 21 avril

lun, 12 avr 15:45:30 2010

Le procès des quinze personnes inculpées du meurtre de Brice Taton, le supporter toulousain violemment agressé en septembre dernier dans le centre de Belgrade, va s'ouvrir le 21 avril prochain. «Le procès des quinze personnes inculpées» dans l'affaire du meurtre de Brice Taton «s'ouvrira le 21 avril devant la Haute Cour de Belgrade», a déclaré Dusica Ristic, porte-parole du tribunal.

A Belgrade, le procès se déroulera à huis clos et plusieurs témoins protégés déposeront au cours de celui-ci. Le 17 septembre dernier, Brice Taton était venu supporter l'équipe de Toulouse qui affrontait le Partizan Belgrade en ligue Europa. Avant la rencontre, le français de 28 ans avait été roué de coups. Il avait succombé à ses blessures douze jours après.

Quinze hommes inculpés

Quatorze supporters du Partizan de Belgrade avaient été inculpés en janvier dernier de «meurtre aggravé». Une quinzième personne, accusée d'avoir «aidé» les auteurs du meurtre, comparaîtra libre. Douze inculpés sont en ce moment en détention tandis que deux, en cavale depuis le drame, font l'objet d'un avis de recherche. Les accusés risquent des peines allant de 30 à 40 ans de prison. (avec AFP)

 

Source : L'Equipe.

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stefbg a écrit :

A Belgrade, le procès se déroulera à huis clos et plusieurs témoins protégés déposeront au cours de celui-ci.

en fait non

Quote:

Taton : pas de huis clos au procès

Contrairement à ce qui avait été annoncé lundi après-midi, le procès des quinze personnes poursuivies pour le meurtre du supporter toulousain, Brice Taton, tué le 27 septembre dernier en plein centre de Belgrade, «sera ouvert au public». Dusica Ristic, la porte-parole de la Haute Cour de Belgrade, l'a déclaré mardi matin à l'AFP.

«Le juge pourrait décider au cours du procès de tenir certaines de ses auditions à huis clos, mais cela relève uniquement du juge. Pour l'instant, il n'y a pas eu de telle décision», a tout de même précisé Dusica Ristic. L'Agence Tanjug indiquait lundi que le procès allait se dérouler à huis clos.(avec AFP)

source lequipe.fr

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Brice Taton : un meurtre prémédité ?

La famille de Brice Taton, le supporter toulousain tué par des hooligans serbes à Belgrade le 17 septembre 2009, espère que les agresseurs seront condamnés pour «crime prémédité», a indiqué mardi la mère de la victime.

La famille devait se rendre à Belgrade, à l'ouverture du procès, ce mercredi. Mais elle a dû y renoncer du fait des perturbations du trafic aérien liées au nuage de cendres provenant du volcan islandais Eyjafjöll. Ce sera donc son avocat, Me Slobodan Rudzic, qui la représentera lors de la première partie du procès. Cette dernière «se limitera à la lecture de l'acte d'accusation et à l'interrogatoire de personnalité» des hooligans serbes, qui peuvent écoper de peines allant de 30 ans à 40 ans de prison. «Les débats sur les faits et les responsabilités auront lieu dans un deuxième temps à partir du 25 mai», a indiqué l'avocat français de la famille Taton, Me Guy Debuisson.

«Nous voulons que justice soit rendue : c'est un crime, la vie de notre fils a été volée, toute notre famille a été détruite, pour moi c'était prémédité, cette confrontation était programmée», a déclaré Mme Taton. Les parents de Brice Taton ont indiqué qu'ils seraient présents lors de la deuxième partie du procès. Ils comptent faire en sorte que «justice soit rendue» au jeune homme, mort à seulement 28 ans. (avec AFP)

source lequipe.fr qui reprend la même dépèche AFP...

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La Dépêche a écrit :

Publié le 21/04/2010 | Recueilli par Frédéric Abéla

De nombreux supporters serbes à l'ouverture du procès du meurtre de Brice Taton

Supporter toulousain tué

Suzanne et Alain Taton, chez eux, à Gensac-sur-Garonne devant les  photos de Brice, souhaitent que justice soit faite./Photos DDM, Mi&<mce:script type=

Le procès des meurtriers présumés de Brice Taton, un jeune supporteur français frappé à mort en septembre par des supporteurs serbes de football dans le centre de Belgrade, s'est ouvert mercredi dans la capitale serbe, en présence de nombreux proches des accusés.

Quatorze supporteurs du club du Partizan Belgrade, dont deux sont en cavale, sont inculpés de "meurtre aggravé" dans cette affaire qui avait soulevé une émotion intense en France et en Serbie. Ils risquent une peine de 30 à 40 ans d'emprisonnement.

Un quinzième inculpé est accusé d'avoir aidé les agresseurs.

Dans une salle comble, plusieurs dizaines de jeunes gens, manifestement des supporteurs, se sont levés à l'arrivée des accusés dans un signe ostensible de solidarité.

Brice Taton, 28 ans, était venu à Belgrade soutenir son équipe de Toulouse face au Partizan Belgrade quand, quelques heures avant cette rencontre de l'Europa League, le 17 septembre, il avait été sauvagement battu, à coups de barre notamment selon les témoins, à la terrasse d'un café du centre de Belgrade, avant d'être jeté du haut d'un escalier proche.

Grièvement atteint à la tête et au thorax, il était mort le 29 septembre après douze jours d'agonie.

Le procès devant la Haut Cour de Belgrade est prévu pour l'instant en deux parties.

La session actuelle se poursuivra jusqu'à la fin de la semaine prochaine et donnera lieu à la "lecture de l'acte d'accusation et aux déclarations des accusés", a expliqué à l'AFP un avocat de la famille Taton, Me Slobodan Rudzic.

Les parents de Brice Taton devraient venir en mai, pour la deuxième session, a-t-il ajouté.

"Nous avons ici plusieurs problèmes et en premier lieu, celui de savoir qui a tué Brice Taton. J'espère que ce procès apportera la réponse", a poursuivi Me Rudzic.

Zora Dobricanin, une avocate de l'un des accusés, dont elle n'a pas fourni le nom, a assuré devant la presse disposer d'informations selon lesquelles il existait des "images vidéo de la bagarre. J'ai insisté pendant l'instruction pour les obtenir mais nous ne les avons toujours pas". Son client, ajoute-t-elle, "n'a pas du tout participé à la bagarre".

Deux des accusés sont en cavale et cela pourrait être utilisé par les inculpés présents devant le tribunal pour se défausser sur les deux absents.

Selon la police serbe, l'un d'entre eux, Djordje Prelic, se cache dans la région et l'autre, Dejan Puzigaca, est probablement au Kosovo.

Agés pour la plupart d'une vingtaine d'années à peine, portant blousons, jeans et survêtements, chaussés de basket, plusieurs dizaines de jeunes gens se pressaient devant le tribunal avant l'ouverture du procès.

Les visages se ferment brutalement, hostiles parfois, et se détournent devant les questions. Tout juste certains d'entre eux acceptent de confier, sous le couvert de l'anonymat, qu'ils sont des "amis" des accusés.

L'un d'entre eux ajoute même qu'"il n'y aurait pas eu autant de bruit si c'était arrivé à un Serbe".

Quelques jeunes filles se révèlent plus bavardes. La mort de Brice Taton "est une catastrophe, bien sûr", déclare la "soeur" d'un inculpé, qui compte sur le procès pour que la "vérité" se fasse jour.

Une autre jeune fille, presque une adolescente, résume le drame à sa façon. Brice Taton, pour lequel elle "n'éprouve aucun sentiment particulier car je je le connaissais pas", était "au mauvais endroit au mauvais moment".

Les supporteurs serbes, violents ? "Pas tous", répond-elle laconiquement, avant d'assurer: "Ils savaient que Brice Taton était l'un des chefs des supporteurs de Toulouse et ils l'attendaient".

 


Le procès ouvert aujourd'hui

Le procès des meurtriers présumés de Brice Taton, ce supporter du TFC battu à mort, le 17 septembre, à Belgrade par des hooligans serbes, s'ouvre aujourd'hui. Un moment très attendu par ses parents dont la douleur est immense.

Depuis sept mois, leur vie est brisée. Suzanne et Alain Taton, les parents de Brice, s'en remettent aujourd'hui à la justice serbe. Eux qui ne peuvent se rendre au procès en raison des perturbations aériennes provoquées par le volcan islandais, veulent comprendre les raisons du déchaînement de violence qui a coûté la vie à leur fils de 28 ans, le 17 septembre 2009 à Belgrade, avant le match de football opposant le club du Partizan de Belgrade au TFC. Dans leur maison, à Gensac-sur-Garonne, le sourire de Brice illumine le salon. Interview.

Qu'attendez-vous du procès ?

On veut que justice soit faite. On souhaite que les auteurs de cette barbarie soient punis sévèrement. C'est en tout cas ce qu'avait promis le gouvernement serbe. Cela fait sept mois que notre fils n'est plus là. Notre vie est brisée. On espère trouver des réponses à cette folie meurtrière et surtout savoir qui sont ces individus.

Certains sont étudiants, sans casier judiciaire. Cela vous surprend ?

Comment peut-on commettre des actes aussi cruels… Ce sont pourtant des jeunes éduqués, civilisés… On ne comprend pas. Ils avaient l'habitude de se battre tous les week-ends. C'est de la folie. On espère qu'ils exprimeront au moins des regrets.

Comment expliquer une telle violence ?

On pense qu'il s'agit davantage d'un sentiment anti-Français que d'une rivalité sportive. Ces gens-là ne sont pas des supporters. Cette violence ressemble à de la haine raciale. Il est tombé dans un guet-apens. Tout était prémédité. Brice et ses copains étaient partis à Belgrade comme de simples touristes. Sans provocation.

Il partait souvent à l'étranger ?

Oui, à Liverpool ou en Italie. Il suivait le TFC dans un esprit d'ouverture et de curiosité. Brice était non-violent et ne supportait pas l'injustice. À Belgrade, il a fait du tourisme avant d'être repéré dans un bar avec ses copains. Personne ne s'attendait à ça.

Que faut-il faire pour éradiquer la violence autour des stades ?

Il faudrait que tous ces meneurs soient interdits de stade et écartés des clubs. Dans certains pays il y a encore trop de laxisme. Après la mort de Brice, le gouvernement serbe a promis d'aller vite. Cette affaire est classée prioritaire. C'est déjà un début.


Un procès en deux étapes

14 accusés sont jugés à partir d'aujourd'hui jusqu'au 30 avril par le tribunal supérieur de Belgrade pour meurtre aggravé. Un homme est jugé pour recel de malfaiteurs. Deux hommes, toujours en fuite soupçonnés d'avoir donné des coups mortels seront jugés en leur absence. Le tribunal est composé de 2 juges professionnels et de 3 assesseurs civils. Aujourd'hui, l'audience sera consacrée à la lecture de l'acte d'accusation puis viendront les déclarations des accusés. Absents cette semaine au procès, les parents de Brice seront représentés par leur avocat serbe, Me Rudzic. Ils sont en revanche attendus à partir du 25 mai lors de la poursuite des audiences avec leur avocat toulousain Me Debuisson.


Le chiffre : 12

12 kilos de courrier reçu. Depuis la mort de Brice, les lettres de soutien affluent de France et de Serbie au domicile familial. Livres d'or et messages de sympathie, soit 12 kg de courrier.

« Cette agression mortelle ressemble à un lynchage. Pour nous, il s'agit d'un acte prémédité et organisé. » Me Guy Debuisson, avocat de la famille Taton

Enquête > 2 hommes en fuite. L'enquête sur la mort de Brice Taton a permis d'interpeller au total 15 personnes. Deux hommes sont toujours en fuite. Ils auraient joué un rôle majeur dans l'agression.

 

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Publié le 22/04/2010 | LaDepeche.fr

L'agression de Brice Taton était préméditée

Procès à belgrade

L'agression contre Brice Taton, jeune supporteur toulousain du TFC, frappé à mort en septembre 2009 dans le centre de Belgrade par des hooligans serbes , était préméditée, selon l'acte d'accusation lu, hier, lors de la première journée du procès des meurtriers présumés, en Serbie.

Quatorze supporteurs du club de foot Partizan Belgrade, dont deux sont en cavale, sont inculpés de «meurtre aggravé» dans cette affaire qui avait soulevé une émotion intense en France et en Serbie. Ils risquent une peine de 30 à 40 ans de prison.

Un quinzième inculpé est accusé d'avoir aidé les agresseurs.

Dans une salle comble ouverte au public, deux inculpés ont plaidé hier leur innocence. «Je n'ai pas participé à la bagarre et je peux regarder les parents de Brice Taton droit dans les yeux et leur dire que je ne suis pas responsable de la mort de leur fils», a déclaré un des inculpés, étudiant en droit.

Selon l'acte d'accusation lu devant le tribunal par la procureure, Gordana Janicijevic, l'agression contre Brice Taton était préméditée et les assaillants avaient l'intention délibérée de s'en prendre ce jour-là à des supporteurs français dans Belgrade. Les supporteurs serbes s'étaient constitués en plusieurs groupes de façon à s'en prendre aux Français depuis différentes directions, selon la même source.

Munis de masques chirurgicaux pour cacher leurs traits, ils se sont précipités contre les supporteurs français, frappant Brice Taton à l'aide de torches, battes et autres objets avant de le jeter du haut d'un escalier proche.

Les parents de la victime n'ont pas fait le déplacement à cause des perturbations du trafic aérien, mais l'ambassadeur de France était présent. C'était aussi le cas de nombreux supporters serbes, qui se sont levés à l'arrivée des accusés dans un signe ostensible de solidarité.

Cette première session se terminera à la fin de la semaine.

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Le Dauphiné Libéré a écrit :

Mort de Brice Taton : "Aucun lien"

"Je n'ai aucun lien avec cela, je regrette beaucoup". Jovan Karbic, devant la Haute Cour de Belgrade, clame son innocence. Il est le troisième prévenu dans le procès des meurtriers présumés de Brice Taton, un supporter de Toulouse frappé à mort en septembre en Serbie. Plongé dans le coma, il était finalement décédé à 28 ans, après 12 jours d'agonie. Les deux autres prévenus, Ivan Grkovic, un étudiant en droit de 27 ans, et Ljubomir Markovic, s'étaient également déclarés innocents la veille. Les audiences reprendront lundi.

Paru dans l'édition 38B du 23/04/2010 (202520013794)

http://www.ledauphine.com/mort-de-brice-taton-au-@/index.jspz?chaine=14&article=...

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Ces assassins  sont des laches, j' espére juste que certains ne seront pas protégés et que tous les coupables payeront le prix fort!

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A Belgrade, un prévenu parle

Hier, devant la Haute Cour de Belgrade, lors du procès des meurtriers présumés de Brice Taton, un prévenu a admis avoir donné des coups lors de l’agression du supporter du TFC, fin 2009. Rompant avec les déclarations des dix précédents inculpés qui, depuis le 21 avril, ont clamé leur innocence, Stepa Petrovic a par ailleurs accusé deux autres prévenus, Dejan Puzigaca et Ivan Grkovic, d’avoir été les “organisateurs” du mortel passage à tabac.

source : le metro du jour

 

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Suzanne Taton : «Je suis mal»

Le procès des agresseurs du jeune français, Brice Taton mortellement blessé par des supporters serbes, va rouvrir jeudi. Le jeune homme, qui était âgé de 28 ans, était venu à Belgrade soutenir l'équipe de football de Toulouse face aux Partizan de Belgrade. Il avait été sauvagement agressé quelques heures avant la rencontre, le 17 septembre, et s'était éteint le 29 septembre après douze jours d'agonie. «Je suis mal, j'appréhende beaucoup de les rencontrer pour la première fois, j'ai envie de les voir et qu'ils nous entendent parler pour leur dire le mal qu'ils nous ont fait, aussi bien à mon fils, qu'à toute la famille. Il a été massacré», a déclaré Suzanne Taton, la mère de Brice. «La vie s'est arrêtée pour nous», a-t-elle ajouté.

source : lequipe.fr

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Procès des meurtriers de Brice Taton : "Notre fils a été massacré"

Alain et Suzanne Taton, à leur arrivée à l'aéroport de Belgrade, hier après-midi. / Photo AFP

 

 

 

« On veut que justice soit faite. Brice a été massacré. Il faut arrêter ces violences dans et autour des stades. On a confiance en la justice serbe mais il y a eu un manque de protection autour des supporters ce jour-là. C'est évident »,ont déclaré, émus, les parents de Brice Taton ce supporter du TFC de 28 ans, battu à mort le 17 septembre 2009 à Belgrade par une horde de hooligans serbes. Hier après-midi, Suzanne et Alain Taton sont arrivés à Belgrade sous un violent orage.

A la sortie de l'aéroport, trois voitures de police dont deux véhicules banalisés ont escorté les parents de Brice jusqu'à l'ambassade de France où ils ont été accueillis et pris en charge. «Nous n'admettrons jamais la façon dont Brice est mort », ont-ils ajouté, anéantis, les larmes aux yeux.

Alors que reprend aujourd'hui à Belgrade, devant la Haute Cour, le procès des 14 accusés jugés pour meurtre aggravé, le témoignage des parents de Brice devrait constituer ce matin le moment fort de cette reprise d'audience. Prévue pour durer jusqu'au 23 juin, cette seconde session intervient après les premières audiences du mois d'avril consacrées à la lecture de l'acte d'accusation et à l'audition des accusés. A l'issue de ces débats, la préméditation avait été retenue par l'accusation au grand soulagement des parties civiles et de leurs avocats Me Debuisson et Me Ruzic. Les 14 accusés, dont deux d'entre eux Djordje Prelic et Dejan Puzigaca sont toujours en cavale, ont tous minimisé leur rôle dans l'agression mortelle de Brice Taton. Sur ces 14 mis en cause âgés de 19 à 21 ans, pour la plupart étudiants, un seul, Stepa Petrovic, a reconnu avoir donné « des coups de pied dans les côtes et aux reins » à un supporter toulousain, identifié comme étant Philippe Maury, le 17 septembre. Tous les autres ont clamé leur innocence. Stepa Petrovic avait également accusé deux autres garçons d'avoir été « les organisateurs» de l'agression qui a coûté la vie à Brice Taton. C'est dans ce contexte que la famille de Brice se présente aujourd'hui devant la justice serbe. Des parents déchirés par la douleur, mais impatients de mettre un visage sur ceux qu'ils considèrent comme les assassins de leur fils.


Les faits

Le 17 septembre 2009, des supporters toulousains sont attablés à la terrasse d'un café, l'Irish Pub, au centre de Belgrade. Arrivé la veille dans la capitale serbe, le groupe doit se rendre au stade pour assister à la rencontre opposant le Partizan de Belgrade au TFC, comptant pour l'Europa League. Vers 17h30, une vingtaine de supporters, membres du Partizan, armés de chaînes de vélo, de battes de base-ball et de torches fumigènes, attaquent le groupe de Toulousains. Lors de ce déchaînement de violence, Brice Taton est jeté du haut d'un parapet et atterri une dizaine de mètre plus bas. Cinq à six supporters serbes le tabassent. Hospitalisé, Brice Taton, 28 ans, souffre de graves blessures au cerveau et toutes ses fonctions vitales sont touchées. Le 29 septembre, le Centre médical de Belgrade annonce la mort de Brice Taton.

http://www.ladepeche.fr/article/2010/06/17/856694-Proces-des-meurtriers-de-Brice-Taton-Notre-fils-a-ete-massacre.html

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BELGRADE — Philippe Maury, l'un des témoins français de l'agression qui a coûté la vie à Brice Taton en septembre dernier à Belgrade, a déclaré vendredi devant la justice serbe n'avoir vu que des "silhouettes" lors des événements, en raison de la fumée des torches fumigènes.

"Il y avait beaucoup de fumée. Je n'ai vu que des silhouettes", a indiqué Philippe Maury devant la Haute Cour de Belgrade, en racontant comment il avait vécu les faits, le 17 septembre 2009, à la terrasse d'un café du centre-ville de Belgrade.

Philippe Maury a expliqué notamment qu'il avait aperçu Brice Taton, seulement après l'attaque des supporteurs serbes, allongé sur une ambulance. "Il s'est retourné vers moi et avait l'air de dire: +mais qu'est-ce qui s'est passé?+"

Le témoin a décrit le déroulement des événements.

"Nous étions douze à la terrasse. On prenait un verre. On était de simples touristes sans aucun signe de supporteur. D'un coup, j'ai entendu des gens crier "Toulouse" et dans la seconde qui a suivi, j'ai entendu des verres se briser", s'est-il souvenu.

"Je n'ai eu le temps que de me lever, lorsque j'ai reçu un coup violent sur la tête", tandis que les supporteurs français tentaient de s'enfuir, a-t-il ajouté.

"Entre-temps, nos agresseurs avaient allumé des torches fumigènes. Il y avait beaucoup de fumée", a-t-il poursuivi en précisant que sa sacoche lui avait été volée.

Grièvement blessé lors de cette agression, Brice Taton est décédé le 29 septembre à Belgrade après douze jours d'agonie. Il était venu dans la capitale serbe soutenir l'équipe de football de Toulouse face au Partizan de Belgrade.

S'adressant aux journalistes, l'avocat serbe de la famille Taton, Me Slobodan Ruzic, a regretté que Philippe Maury n'ait pas été en mesure de fournir d'éléments "sur la manière dont Brice Taton a été blessé, ni sur les personnes qui l'ont blessé".

Quatre autres témoins français doivent se succéder devant le Tribunal.

source : afp

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La Dépêche a écrit :

Publié le 18/06/2010 | De notre envoyé spécial à Belgrade Frédéric Abela

"La mort de Brice : un crime impardonnable"

Belgrade


Terrible moment d'émotion, hier, au tribunal de Belgrade, lorsque  Suzanne et Alain Taton, les parents de Brice, sont venus crier leur  chagrin et demander justice pour la mort de leur fils./Photos DDM,
Terrible moment d'émotion, hier, au tribunal de Belgrade, lorsque Suzanne et Alain Taton, les parents de Brice, sont venus crier leur chagrin et demander justice pour la mort de leur fils./Photos DDM,

Pour la première fois, hier, au tribunal de Belgrade, les parents de Brice Taton ont enfin pu mettre un visage sur les supporters accusés du meurtre de leur fils, mortellement agressé le 17 septembre dernier en Serbie.

En sueur et les mains tremblantes, Suzanne Taton, s'avance à la barre du tribunal. Derrière elle, douze des quatorze accusés du meurtre de son fils Brice, 28 ans, frappé à mort le 17 septembre à Belgrade avant le match de football opposant le TFC au club du Partizan, détournent le regard. Hier, les parents de Brice ont mis pour la première fois un visage sur ces supporters jugés depuis le mois d'avril, dans la capitale serbe, pour l'agression sauvage qui a coûté la vie à leur fils. Assis sur leur banc, les mains libérées des menottes et surveillés par treize policiers serbes dans la salle d'audience comble où la chaleur est étouffante, les accusés ont l'air de gamins perdus. Ils sont étudiants, plus suiveurs que leaders et écoutent presque par politesse le récit d'une mère anéantie. « Lorsque je suis arrivée à l'hôpital de Belgrade, deux jours après l'agression de mon fils, il m'a fallu du temps avant de reconnaître son visage horriblement tuméfié. Je voyais un corps meurtri, sans signe de vie. Cela a duré dix jours. Je n'ai jamais pu lui parler. On était venu pour le ramener à Toulouse en vie. Je n'ai jamais pu le revoir bouger. Il ne méritait pas ça. Brice aimait la vie.

La défense hurle au procès monté de toutes pièces

Aujourd'hui, cela fait neuf mois qu'il est mort. » Un silence étouffant, comme un cri de rage sourd ponctue le témoignage de la mère de Brice devant le tribunal supérieur, l'équivalent de notre cour d'assises. Dans une chaleur suffocante, Alain Taton, costume sombre, enchaîne : « L'ambassade nous a pris en charge très vite et nous avons eu ensuite un rendez-vous avec une délégation du gouvernement serbe. » La défense hurle, car pour elle ce procès est monté de toutes pièces en véritable « affaire d'état. » « Le gouvernement serbe sort de ses prérogatives en entrant en contact avec la famille Taton en lui rendant compte des éléments du procès, des condamnations à venir et des peines encourues. Les juges serbes doivent rester indépendants », martèle, pour la défense, Jugoslav Tintor. Autre polémique, le témoignage attendu aujourd'hui de cinq supporters du TFC, présents le jour de l'agression le 17 septembre à Belgrade. Parmi eux, deux témoins n'avaient pas été entendus par la police. La défense dit ne pas être informée de leur arrivée. Sortis de la manche de la partie civile, ces deux garçons auraient vu « un homme bizarre, le crâne rasé », traîner aux abords du bar où se trouvaient Brice et ses copains, le 17 septembre vers 17 h 30. Soit, cinq minutes avant l'attaque de hooligans serbes. Des témoignages qui pourraient éclairer avec précision le rôle des 14 accusés. Reste que pour Alain Taton qui a demandé officiellement « réparations » à la justice serbe, « cette agression est un crime impardonnable ».


"On doit trouver les vrais suspects"

« Mon fils était présent le jour de l'attaque. D'après l'accusation, il aurait allumé des fumigènes mais je suis certaine qu'il n'a pas donné la mort à Brice Taton. Lui et ses amis ne sont pas les coupables. Il faut trouver les vrais », clame cette mère de famille serbe, Snezana Karbic, comme beaucoup d'autres femmes, venues assister, hier matin, au tribunal aux déclarations de Suzanne et Alain Taton. Selon elle, son fils n'aurait pas participé à l'agression. Membre des « Iridi Cibili », un groupe de supporters du Partizan de Belgrade, considéré comme très violent, Jovan Karbic, 19 ans, suit des études de tourisme. Un garçon décrit comme brillant et bosseur. « Il n'a jamais eu de problèmes avec la police. Tout cela est triste, on demande pardon à la famille de Brice », poursuit la mère de cette accusée, salariée d'une compagnie aérienne.


Le chiffre : 14

14 accusés répondent de l'agression mortelle. Ils sont jugés depuis le mois d'avril pour ces faits qui se sont déroulés le 17 septembre dernier à Belgrade en Serbie.

« En septembre, on était venu pour le ramener à Toulouse en vie. Je n'ai jamais pu le revoir bouger. ça fait neuf mois qu'il est mort. » Suzanne Taton, mère de Brice