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Uvenard : "Alain doit s'appuyer sur moi !"

08/07/08 - 16:23 // Présentation

Ancien joueur pro au Havre, Thierry Uvenard est le tout nouveau entraîneur adjoint du TFC. Présentation depuis Luchon...

Quel est ton parcours comme joueur ?
Je suis resté joueur amateur au Havre jusqu'à 23 ans. J'avais un boulot à côté, et je m'entraînais le soir trois fois par semaine. C'est à cet âge que je signe mon premier contrat professionnel, au Havre toujours. Je suis resté 11 années professionnel jusqu'à 34 ans donc...

A quel poste as-tu évolué ?
J'ai commencé toute ma carrière amateur comme attaquant. Les deux premiers mois en pro, j'ai joué attaquant, en inscrivant 4 buts. Ensuite, on m'a passé défenseur latéral, et sur mon premier match à ce poste, je marque les deux buts d'une victoire à Niort. La deuxième année, le nouvel entraîneur Pierre Mankowski me remet attaquant. Trois mois plus tard, je reviens derrière et je ne bougerai plus jusqu'à la fin de ma carrière.

Une fidélité sans failles avec le Havre jusqu'à aujourd'hui...
J'ai joué uniquement au Havre. Je suis arrivé à 14 ans au club, et j'en suis parti le mois dernier à l'âge de 44 ans.

Tu te destines rapidement vers une carrière d'entraîneur ?
J'avais déjà commencé à préparer mes diplômes dés l'âge de 30 ans. Depuis mes 6 ans, je suis dans le football, c'était une suite logique. A cette époque au havre, on avait un très très bon président en la personne de Jean-Pierre Hureau, qui m'a proposé à la fin de ma carrière de rentrer au centre de formation du Havre, pour m'occuper des moins de 15 ans. Je reste deux mois avec cette équipe en 1998. Denis Troch l'entraîneur du Havre part adjoint d'Arthur Jorge au PSG. Joël Beaujouan passe entraîneur, et je deviens donc son adjoint en 1998-1999. J'ai été ensuite l'adjoint de Francis Smerecki, Joël Beaujouan à nouveau, puis trois ans et demi adjoint de Jean-François Domergue. Je retourne ensuite m'occuper des 18 ans du centre de formation. Avril 2005, je prends en main l'équipe professionnelle en Ligue 2, dans une position délicate à sept journées de la fin. L'équipe est 19ème mais je réussis mon opération sauvetage. Cela reste vraiment un bon souvenir...

Tu continues l'année d'après ?
Je reste deux ans avec cette équipe, avec des résultats intéressants. La seconde année, on rate de peu l'objectif de la montée, en craquant sur un match piège à Grenoble à dix journées de la fin. Le président décide ensuite de nommer Jean-Marc Nobilo. La saison dernière, je reste au club dans une mission enrichissante, qui consistait à réaliser un audit sur le club. J'ai pu déconnecter avec le terrain et passer plus de temps avec ma famille.

Quand ont-eu lieu les premiers contacts avec le TFC ?
Quand le club a proposé le poste à Alain, on lui a demandé de choisir son staff. J'ai donc reçu un coup de fil d'Ali Rachedi qui me proposait le poste d'entraîneur adjoint. Je n'ai pas hésité longtemps et après en avoir parlé avec mon épouse, j'accepte rapidement le poste...

Tu avais pourtant des contacts avec des clubs de Ligue 2 pour devenir entraîneur principal ?
J'avais en effet des touches avec plusieurs clubs et je savais qu'on s'était renseigné sur moi. On me proposait un salaire supérieur pourtant, mais l'appel d'Alain, avec qui j'avais joué au début de ma carrière, le fait qu'il m'ait choisi, un cadre de vie exceptionnel, un stade de 36.000 spectateurs, un potentiel public et économique énorme à Toulouse, tout cela a fait que j'ai eu envie de vivre des grands moments ici.
Une autre chose qui m'a donné envie de venir, c'est la rencontre avec un président sympa et cool. Cela change des autres présidents. Je n'ai pas l'impression qu'il fasse cela pour se sentir fort et se montrer. Il fait ça pour le football, pour le plaisir et pour son club. Il ne fait pas cela pour être président de l'UCPF par exemple...

Tu as été entraîneur et tu as été adjoint. C'est quoi un bon entraîneur adjoint ?
Être entraîneur d'une équipe, c'est un boulot difficile et psychologiquement c'est très dur ! Mon rôle tout d'abord, c'est d'avoir les mêmes idées que l'entraîneur, les mêmes points de vue, les mêmes façons de voir les choses... Et sans le savoir, nos grandes lignes sont les mêmes !
Ensuite, mon rôle est de soulager Alain dans les choses secondaires. Il faut qu'il soit concentré sur l'équipe, sur la gestion du groupe et sur la façon de jouer. Je dois ensuite animer les séances d'entraînement pour lui permettre d'être en retrait et observer les choses. J'ai envie qu'il s'appuie sur moi, car il a toute ma confiance. Je serais avec lui dans tous les moments, même les plus difficiles.

Il connaît bien le poste d'adjoint en plus...
C'est vrai qu'on a peu le même parcours. On a été adjoint longtemps, puis on est devenu entraîneur. Je redeviens adjoint, mais sincèrement, cela ne me pose pas de problèmes. Je préfère être adjoint en Ligue 1, que d'être entraîneur principal en Ligue 2.

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