« Ce samedi, ce sera une question
de fierté pour le groupe »

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Publié le 16/05/2019 à 11h30
Modifié le 18/05/2019 à 20h56

Privé de trente-sixième journée pour cause de suspension, Ibrahim Sangaré sera de retour dans le groupe samedi pour défier l’Olympique de Marseille. L’Ivoirien, déçu de cette saison, attend impatiemment la réception des Phocéens samedi.

Ibrahim, être suspendu lorsque ses partenaires disputent une rencontre importante, ce n’est pas trop frustrant ?

Si, terriblement. Tu as envie d’aider ton équipe, mais tu ne peux pas. Je crois même que je suis davantage stressé devant ma télévision que lorsque je suis sur le terrain. Samedi, j’ai senti mon groupe motivé, dans un contexte loin d’être favorable. Evidemment, on aurait préféré un succès, mais un point à l’extérieur, dans cette course au maintien, on prend.

Justement, les points s’engrangent petit à petit, mais le maintien n’est toujours pas officiel.

Oui, il faut rester concentré jusqu’au bout de la saison pour éviter la mauvaise surprise. Il ne faut pas se mentir, c’est un gros regret que de jouer son maintien à la trente-septième journée avec un tel groupe.

 

"Notre situation est vraiment regrettable. Nous méritions certainement de remporter d’autres succès cette saison. Aujourd’hui, si nous bataillons pour le maintien, nous en sommes les premiers et seuls responsables."

 

Tout le monde vous espérait plus haut au classement cette saison, surtout après ce très bon départ.

On en a conscience, bien sûr. C’est tout aussi frustrant de le vivre au quotidien. Nous avons un très bon groupe, au fort potentiel, mais cela n'a pas suffi. Les causes sont nombreuses, mais je pense qu’il a manqué surtout un déclic pour mettre un terme à la mauvaise spirale commencée à la suite de la défaite concédée face à Saint-Etienne.

C’est à partir de ce moment que le jeu toulousain aperçu en début de saison a disparu.

Parce que la confiance, elle aussi, nous a quittés progressivement. C’est vraiment regrettable. Nous méritions certainement de remporter d’autres succès cette saison. Aujourd’hui, si nous bataillons pour le maintien, nous en sommes les premiers et seuls responsables. On paie cash nos erreurs. Dans le football, rien n'est pardonné.

Personnellement, la saison a aussi été compliquée, coupée en deux avec ta blessure en novembre.

J’ai été touché par cette blessure. C’est à moi d’oublier ce mauvais moment, et de revenir encore plus fort. L’exercice n’est pas terminé, il reste encore deux matchs, j’ai des choses à prouver, je le sais et je compte bien de pas m’échapper. C’est aussi à l’image de notre saison : sans nous cacher derrière cela, rappelons que le groupe n’a pas été épargné par les blessures et les suspensions.

 

"Je ne suis pas naïf, un succès face à Marseille n’effacera pas les regrets des supporters. Mais c’est une rencontre qui leur tient à coeur."

 

La dernière rencontre de la saison au Stadium se fera contre Marseille. Ce n’est pas anecdotique.

J’entends parler de match de Gala pour Marseille, mais je ne suis pas dans cet état d’esprit. C’est un match de revanche. A l’aller, on en a pris quatre, lors de la première journée (4-0). Quand tu es compétiteur, tu n’oublies pas ça. Face à notre public, c’est notre fierté qui est en jeu samedi.

Histoire de clôturer la saison sur une bonne note à domicile ?

Complètement. Je ne suis pas naïf, un succès face à Marseille n’effacera pas les regrets des supporters. Mais c’est une rencontre qui leur tient à coeur. Malgré tout, je pense qu’en nous imposant face à l’OM, on a l’occasion de nous faire un peu pardonner. Je sens que nous serons soutenus, nous n’avons pas d’autres choix que de gagner !

Il reste deux matchs de championnats, et peut-être après, qui sait, une Coupe d’Afrique des Nations avec la Côte d’Ivoire ?

Je reste positif en attendant la liste du sélectionneur. Mais pour pouvoir y croire, je dois me montrer performant avec le TFC. Il ne faut pas brûler les étapes. Comme on dit chez moi : « C’est Dieu qui donnera ». C’est le rêve de tout gamin africain que de disputer cette compétition et représenter dignement son pays. Mais pour le moment, ma tête et mes jambes sont à Toulouse !

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