"Ce sera un moment
fort pour moi"

Partager l'article
Publié le 06/08/2018 à 10h02
Modifié le 06/08/2018 à 10h02

Samedi face à Crystal Palace, John Bostock retrouvera pour la première fois depuis dix ans son club formateur. L'occasion de revenir avec lui sur ses débuts au sein du groupe toulousain, et ses sensations à une semaine de la reprise du championnat.

John, première question, comment te sens-tu aujourd'hui ? 

Je me sens bien, je progresse étape par étape, et les sensations sont très bonnes. Lorsque je rentre dans le vestiaire, j’ai la conviction d’être au bon endroit, avec un staff à mon écoute et des coéquipiers qui tirent vraiment tous dans le même sens. J’ai été très bien accueilli, et désormais je prends du plaisir à chaque entraînement. Je retrouve mes jambes au fur et à mesure, et c’est de bon augure pour les jours et semaines à venir.

Le joueur a l'air de se sentir à l'aise sur le terrain. Qu'en est-il de l'homme ? 

Egalement, d’autant que maintenant nous avons - ma femme et moi - une maison. Parfois, ce n’est pas l’idéal de ne pas avoir de véritable « chez soi » lorsque tu souhaites te reposer. Avec notre petit, qui court partout (rires), la chambre d’hôtel était rapidement devenue petite. Désormais, nous avons notre maison, et nous nous installons progressivement. Je t'avoue que je cherche encore un peu ma route le matin, mais je commence à me repérer dans Toulouse.

"Nous avons eu un gros travail à réaliser, notamment dans l’assimilation des principes souhaités par le coach. Il a aussi fallu que nous apprenions à nous connaître sur et en dehors du terrain. Tout cela prend du temps, c’est évident."

Justement, quel est ton avis sur la ville de Toulouse ? 

C’est une belle ville, très multiculturelle. Elle est différente de Londres, où j’ai grandi. Il y fait beaucoup plus chaud d’ailleurs (rires). C’est une ville qui bouge, avec de nombreuses activités à faire. C’est une belle surprise pour moi. J’en avais déjà entendu que du bien, de la part du coach, évidemment, mais aussi d’anciens partenaires qui connaissaient le lieu. Vraiment, je ne suis pas déçu ! Je suis certain que nous allons nous y plaire en famille. 

Dans une semaine, le championnat reprendra. Penses-tu que l'équipe est prête ? 

Je le pense oui. Nous avons eu un gros travail à réaliser, notamment dans l’assimilation des principes souhaités par le coach. Il a aussi fallu que nous apprenions à nous connaître sur et en dehors du terrain. Tout cela prend du temps, c’est évident. Pas une semaine, mais plus ! L’avantage, c’est que nous apprenons en même temps, et nous croyons tous que la philosophie prônée par le coach nous permettra de glaner de nombreux points. Nous nous entendons bien, nous n’avons pas eu de grosses blessures. Nous progressons petit à petit, mais nos premières fondations sont solides. 

& personnellement, te sens-tu prêt pour cette découverte de la Ligue 1 ?

Oui, ma forme est bonne. J’ai terminé la saison passée sur une blessure. Il m’a donc fallu récupérer de celle-ci avant de pouvoir m’entraîner correctement. Logiquement, j’ai eu quelques séances de retard sur le groupe. Mais en travaillant sérieusement, j'ai récupéré progressivement mon retard. Aujourd'hui, mon corps est en forme, prêt à multiplier les efforts. 

"Samedi, l’homme vivra certainement quelques instants émotionnellement forts, le joueur, lui, restera focus. Crystal Palace est une belle équipe, en forme, mais nous voudrons tout faire pour bien terminer cette préparation par une belle partition."

Lors de nombreuses interviews, tu n'as cessé de dire que tu avais besoin de toute ta confiance pour pouvoir évoluer à ton meilleur niveau. Cette confiance indispensable, l'as-tu ici, à Toulouse ? 

Oui, je me sens confiant, mais l’interrogation principale de ce début de saison, ce n’est pas de savoir si John Bostock est confiant avant le début de la saison. Si je le suis mais que l’équipe ne l’est pas, je ne pourrais rien apporter au groupe. La confiance vient de l’unité d’un groupe, de la sensation d’appartenir à un projet commun. Si tes partenaires te suivent dans les efforts, si le coach et le staff te soutiennent au quotidien, alors, à ce moment là, la confiance qui t’anime peut servir à l’ensemble du club.

Evidemment, lorsque le coach arrive et te contacte pour l’accompagner, tu ne peux que te sentir bien, sentir que ton jeu est utile. Mais je ne suis pas le seul. Donc oui, je suis confiant à partir de mon jeu, mais encore plus au sujet des progrès du groupe, l’atmosphère, et plus encore. Nous progressons ensemble, et c’est le plus important aujourd’hui. Ici, il y a de vrais bons gars ! 

Samedi, le TFC se déplace à Selhurst Park. Peut-on dire que tu seras de retour à la maison ? 

Bien sur, je retourne chez moi. J’ai passé dix ans de ma vie là-bas. De 6 à 16 ans. J'ai disputé mes premières minutes en professionnels (à l'âge de 15 ans) pour les Eagles. Ce sera la première fois que je vais y retourner comme joueur, sous un autre maillot. Ce sera un moment fort en émotions, sans aucun doute. Il y aura mes amis, ma famille. J’ai quitté l’Angleterre il y a quelques années maintenant, et certains ne m’ont pas vu depuis.

Bien entendu, l’atmosphère sera assez particulière. Malgré tout, je suis un joueur professionnel. L’homme vivra certainement quelques instants émotionnellement forts, le joueur, lui, restera focus. Crystal Palace est une belle équipe, en forme, mais nous voudrons tout faire pour bien terminer cette préparation par une belle partition.

"Les penalties, ce n’est ni plus ni moins qu’une bataille psychologique."

On termine par une question importante : une explication sur ton goût prononcé pour les panenkas ! 

Désormais, les supporters appellent cela une « Johnenka ». Le raisonnement est simple : en général, on dit d’un gardien qu’il a deux choix lors des penalties. Plonger à gauche, ou à droite. Seulement, on oublie trop souvent le milieu. Le portier n’a donc pas une chance sur deux d’arrêter la frappe, mais une chance sur trois. Ce n’est ni plus ni moins qu’une bataille psychologique. Il y a deux saisons, j’ai réussi à en inscrire quatre.

Lorsque je tirais les penalties, les gardiens pensaient différemment, réfléchissaient davantage puisqu’ils savaient qu’à tout moment, je pouvais frapper dans l’axe. Ils perdaient de la confiance, et j’en gagnais. Je ne sais pas encore qui tirera les penalties ici cette saison. Une chose est sûre, si je suis amené à en tirer, les supporters peuvent s’attendre à tout (rires).

Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience. Vous pouvez modifier les réglages de votre navigateur à tout moment. En savoir plus