Graine de Pitchouns
- Kamel Mounkid

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Publié le 02/11/2018 à 09h33
Modifié le 02/11/2018 à 09h33

Arrivé à l'été 2017, mais ralenti par une déchirure, Kamel Mounkid explose au grand jour depuis le début de ce nouvel exercice. Portrait du sérieux et ambitieux numéro 9 des Pitchouns, déjà auteur de cinq réalisations, qui n'en oublie pas dans le même temps la préparation de son Bac S.

Après Anthony Rouault, Terai Brémond et Killian Corredor, il aura donc fallu attendre le quatrième portrait de cette nouvelle saison pour découvrir un Toulousain pure souche. Passé par plusieurs clubs voisins, Kamel s'engageait avec le club de la Ville rose à l'été 2017, tout droit venu de Colomiers. Clin d'oeil du destin, le buteur s'était d'ailleurs déjà illustré sur la pelouse du terrain annexe du Stadium, en mars 2017, sous les couleurs de l'USC.

Son doublé avait alors permis à son club de partager les points avec les hommes d'Anthony Bancarel (3-3). Parmi eux : Anthony Rouault, Lucas Cazenave, Tom Rapnouil ou encore Paul Bonneau, quatre joueurs qui sont aujourd'hui ses partenaires sous le maillot violet. Malheureusement, sa saison pleine (15 buts au compteur) ne permit pas à Colomiers de se maintenir dans l'élite du championnat U17. Un exercice terminé par une déchirure, à l'origine de six premiers mois compliqués sur l'île du Ramier. 

 

"J'ai commencé au Girou, jusqu'en U10, avant de rejoindre Colomiers pour tester un niveau supérieur. Je suis également passé par Muret en U16 et U17 nationaux. Avant de signer au Toulouse FC, j'ai effectué une dernière saison du côté de Colomiers. Celle-ci s'est finalement mal terminée, avec la descente de mon équipe et ma blessure - une déchirure qui m'a pris sept mois. Il a fallu être patient pour revenir, mais je me suis accroché.

On peut dire que c'est ma mère, footballeuse elle-aussi, qui m'a tout appris dans le football. Ma famille - assez sportive - m'a toujours suivi, et le fait encore aujourd'hui, même à l'extérieur. En évoluant pour le TFC, j'ai la chance de pouvoir compter sur eux les week-ends. Après chaque match, je reviens sur la partie, parce que les sensations ne sont pas les mêmes sur le terrain et sur le bord de la pelouse." 

 

Départ arrêté

Après plus de sept mois passés sur les bords des terrains, à soigner une blessure plus handicapante que douloureuse, Kamel fait son retour au sein du groupe U19 de Jean-Christophe Debu au début d'année 2018. Une délivrance, rapidement suivie d'une confirmation. Kamel connaît le chemin du but ! Quatre réalisations en trois apparitions, énormes pour la confiance. Le garçon termine alors une deuxième partie de saison aboutie, forte d'une belle deuxième place au classement avec son équipe, mais également les regrets éternels d'une Coupe Gambardella qui leur tendait pourtant (presque) les bras. 

Les vacances passées, Kamel a donc pu débuter cette nouvelle saison au maximum de ses capacités. Une approche tout autre, illustrée par un bilan comptable déjà prometteur. Alors que novembre n'a toujours pas pointé le bout de son nez, le total de cinq buts de l'exercice passé, lui, a déjà été égalé. Parmi ses réalisations, notons celles plus qu'importantes, à Monaco et contre Saint-Etienne, dans un style de pur renard des surfaces. Avec un Killian Corredor lui aussi inspiré devant les buts, Jean-Christophe Debu peut donc s'appuyer sur deux belles gâchettes. Deux joueurs arrivés il y a seulement quinze mois sur l'île du Ramier ! 

 

"Le but contre Saint-Etienne, c'est exactement celui qu'un attaquant aime inscrire. Il faut être au bon endroit au bon moment. Il intervenait aussi dans un moment où nous étions menés, et en difficulté. C'est vrai qu'on peut dire que ce début de saison est positif pour moi, avec ces 5 buts. 

Je m'appuie aussi sur la confiance engrangée lors de la saison passée, avec six mois importants. Depuis la reprise, pour caricaturer, j'ai l'impression de vraiment débuter mon aventure avec ce groupe U19. J'ai appris pendant six mois, avec mes coéquipiers et le Coach. Mon acclimatation a été réussie, avec c'est vrai une belle entente avec Killian. Maintenant, je sais que je dois continuer à performer. D'autant que nous avons des ambitions cette saison."

 

 

"Aller chercher Montpellier" 

Actuels troisièmes de leur championnat, les Pitchouns ne comptent qu'un seul petit revers à leur compteur. Et si le Montpellier HSC continue pour le moment sur son exceptionnelle lancée des deux dernières saisons, Kamel n'a pas perdu tout espoir de dépasser le club de la Paillade avant la fin de la saison, histoire de goûter, lui aussi, aux play-offs. Un objectif affirmé, symbole de l'ambition du garçon, et de l'ensemble du Centre de Formation violet. 

 

"Sincèrement, la deuxième place, on la connaît un peu. Si nous avons l'occasion d'aller chercher encore un peu plus haut, nous n'allons pas nous priver. Pour cela, nous devrons d'abord être impeccables avant la réception de Montpellier, et ça commence dès le week-end prochain et la réception de Nîmes (11/11). Je suis persuadé que Montpellier peut perdre de la confiance et donc des points si on parvient à les accrocher en fin de première partie de saison. 

Nous visons aussi la Coupe Gambardella. L'aventure était si belle la saison passée. Il ne nous manquait vraiment pas grand chose, nous sommes capables de faire un nouveau parcours dans cette compétition. Le groupe est jeune, n'a pas encore tous les automatismes, mais nous avons déjà de bons résultats. Avec encore un peu de travail, nous pouvons réaliser de belles choses."

De pair avec le sportif, l'attaquant des Violets reste également très attentif aux études, lui l'élève de Terminal S. Un double cursus fondamental, pour lequel il se donne vraiment toutes les chances de réussir. "Je suis en terminale et fais un Bac S. Tout se passe assez bien, mais demande pas mal de travail en plus du sport. C'est un rythme à prendre, mais il ne faut pas s'endormir (rires). Dès la fin du match le week-end, il faut penser à se remettre dans les études." Football et études, Kamel ne laisse rien passer. Et s'il ne parvient pas à décrocher de coupe en mai, son sérieux pourrait bien lui permettre de ramener le Bac à la maison. 

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