Graine de Pitchouns
- Matis Carvalho

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Publié le 19/12/2018 à 15h00
Modifié le 21/12/2018 à 09h29

Auteur d'une superbe année 2018, Matis Carvalho protège désormais avec talent les buts du groupe National 3 du TFC. Portrait du portier violet, déjà convoqué par Alain Casanova à une reprise en Ligue 1 Conforama du côté de Reims.

Nul doute que Matis se souviendra longtemps de son année 2018. Riche en rebondissements, celle-ci aura débuté par un show en janvier, sur la pelouse du Stadium Annexe. Une séance de tirs au but au cours de laquelle il dégoutait à lui seul le Montpellier HSC, permettant au TFC de l'emporter en Coupe Gambardella, sortant ainsi le tenant du titre. Un exploit, synonyme de déclic, encore palpable aujourd'hui : "C'est clair que cette séance a été décisive pour moi. Personnellement d'abord, parce que j'ai gagné en assurance. Collectivement ensuite, avec une vraie intégration et confiance de mes coéquipiers et coachs. Moi qui étais davantage réservé, je me suis ouvert".

Alors que les Pitchouns U19 viennent de débuter un nouveau parcours en coupe par un succès en Vendée (1-3), Matis évolue lui désormais au niveau supérieur, protégeant les cages du groupe National 3, avec déjà six titularisations (sur douze) à son actif. Statistique loin d'être anecdotique lorsque son partenaire se nomme Marc Vidal. "Enchaîner quelques rencontres dans cette catégorie fait forcément plaisir. Je m'entends en plus très bien avec Marc. C'est aussi le signe que je continue de progresser, avec les entraînements réalisés au sein du groupe pro. Je profite en attendant de voir comment se passe 2019 maintenant."

 

Adaptation express

Tout droit débarqué de sa ville de La Rochelle, Matis intègre le Centre de Formation en septembre 2015, sous les conseils de Jacques Julia, avec lequel il avait réalisé un stage. Jusqu'alors uniquement adepte du monde amateur, le voici désormais aux côtés de Teddy Richert et Damien Hervé, à enchaîner les longues séances d'entraînements. "Ce fut un dépaysement total. Avant cela, je réalisais deux à trois entraînements par semaine. Sur l'île du Ramier, je suis passé à un rythme quotidien, avec mes premières séances physiques et de musculation. Il a fallu que je me mette dans le rythme de mon côté. Je pense que j'ai réellement mis un an à assumer cette nouvelle donne." 

Si les changements se bousculent, le jeune homme n'en oublie pas pour autant sa scolarité. Alors qu'il avait quitté La Rochelle avec une première S validée, il profite de sa première année sur Toulouse pour réussir sa Terminale et obtenir en une seule année son baccalauréat. "Derrière j'ai essayé de faire une année de Staps, puis une première année de licence d'Histoire, sans grande réussite. Ce n'était pas fait pour moi je pense. J'avais davantage la tête au foot. Mentalement, pour être compétitif, tu dois aussi te montrer frais mentalement, cela fait partie du professionnalisme."

 

Intenses séances et récompense

Habitué des séances avec le groupe professionnel, avec lequel il a réalisé la préparation d'avant-saison, Matis apprend désormais aux côtés de Josep Pascual Trabal et de ses partenaires Baptiste Reynet, Mauro Goicoechea et Marc Vidal : "C'est un très bon groupe, avec une envie de progresser ensemble. Les exercices de Josep sont vraiment intéressants. C'est symbolique, mais tout au long des deux premiers mois, nous n'avons pas reproduit un seul exercice. C'est dire la richesse des séances...". 

A Reims, en l'absence de Baptiste Reynet (suspendu) et Marc Vidal (blessé), ce fan d'Hugo Lloris a même pris la direction de Reims avec le groupe professionnel. Une première expérience, forcément impressionnante : "Si tu compares avec un match de National 3, évidemment que tu passes dans un autre monde. Pas nécessairement en termes de football, même si le niveau est largement supérieur. Mais l'environnement, l'avion, l'hôtel ou encore les caméras, lui, est complètement différent. Même si je ne suis pas entré en jeu, c'est une très bonne expérience. Pour clôturer 2018, il n'y avait pas mieux. Je le prends pour une récompense de mon travail". 

Alors que la trêve hivernale pointe le bout de son nez, Matis va (enfin) pouvoir profiter de vacances bien méritées, avant de reprendre le chemin des terrains dès le début du mois de janvier. Le tout avec l'ambition de continuer sur sa furieuse lancée. Soyons-en certains, l'oeuvre de Matis est loin d'être terminée. 

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